Nanotecnologia - 2010

Actualités du Nanotechnologie

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2010-03-05 nanomercado.com
Certaines algues utiliseraient les amplitudes de probabilité de la mécanique quantique pour optimiser la photosynthèse Mr /Laurent Sacco ( /planétologue de l'Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers (INSU-/CNRS),
/J'ai écris Biologie et physique quantique suis arrivé à votre nom , avec un notion essentielle : vous dites " Certaines algues utiliseraient les amplitudes de probabilité de la mécanique quantique pour optimiser la photosynthèse, ce qui signifie que ces cellules ont franchi l’obstacle de la décohérence quantique qui devrait rendre ce processus impossible à température ambiante"Permettez-moi de vous informé que mon travail de recherche sera sur un site internet (260 pages + iconographie) en fin février, au plus tard avril 2010. Je vous adresse le résumé,la conclusion et le contenu de la voix off du site . Merci pour votre lecture.

Cordialement
Dr Strub Thierry
N.B Le Pr F. Barré-Sinoussi (Prix Nobel de médecine 2008) est très septique (il n'y a pas eu de publication, car ce ne sont que des preuves in vitro)

Par ailleurs je suis (que) médecin avec une formation en rétrovirogie mais pas de diplôme en sciences
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2009-10-20 nanomercado.com
France: On demande votre avis sur les nanotechnologies ! Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Jusqu'au 24 février 2010, chacun pourra dire ce qu'il pense des nanotechnologies dans le cadre d'un débat national, novateur sur la forme mais qui reste bien discret face aux enjeux.

Tout le monde peut participer au grand débat sur les nanotechnologies. Il suffit d'aller visiter le site Web lancé à l'initiative de la Commission nationale du débat public (CNDP) et de remplir un formulaire. En plus de cette consultation, dix-sept conférences seront organisées en France jusqu'à la fin de l'opération, le 24 février prochain.

Lancé jeudi dernier (15 octobre), ce débat entend recueillir l'opinion générale sur cet ensemble de techniques immensément vaste qu'on appelle les nanotechnologies. Porteuse de grandes promesses dans de multiples domaines, cette évolution de l'industrie vers l'infiniment petit est aussi un facteur de risques certain, pour la société (à cause des usages possibles) mais aussi pour l'environnement et pour la santé humaine.

Les nanotechnologies, d'ailleurs, font peur et alimentent même des fantasmes, comme l'inénarrable gelée grise. Eric Drexler, un chercheur américain spécialiste des nanotechnologies, avait imaginé (il y a plus de vingt ans !) la possibilité de nanorobots capables de s'autorépliquer et qui, échappant à tout contrôle, envahiraient la planète. Un auteur de romans de science-fiction, Michael Crichton, a développé cette idée dans un livre, The Prey (La proie), en mettant en scène cette gelée grise (grey goo), capable de dévorer les atomes constituant les humains.

Dans le grand public, cependant, cette crainte, si elle existe, est confuse. Et pour cause, les nanotechnologies ne forment pas, comme les OGM, un domaine précis qu'il est facile de cerner. La définition même des nouvelles technologies est floue et varie d'un secteur à l'autre (chimie, électronique...). Selon l'acception la plus communément admise, une technique devient « nano » lorsqu'elle manipule des objets dont l'une des dimensions est inférieure à 100 nanomètres (un nanomètre valant 10-9 mètre, soit un millionième de millimètre).

Une discussion publique mais quel débat ?

Surtout, les nanotechnologies sont disséminées dans une multitude de domaines, de l'industriel au médical en passant par l'alimentation et le militaire. Bien souvent, ces procédés sont employés pour apporter de nouvelles performances à des produits déjà existants et la présence de ces structures microscopiques est alors invisible.

Si l'on range dans les nanotechnologies des procédés issus de la chimie et dont le produit final prend la forme de poudres, alors on peut dire que ces technologies sont déjà présentes sous la semelle des skis, dans les pneus ou les raquettes de tennis, et même au sein de crèmes solaires ou de dentifrices. Pas facile de s'y retrouver, donc...

Pourtant, la généralisation de ces produits dont la taille est de l'ordre de celle d'un virus pose de réels problèmes. Pour la santé humaine, les risques sont mal connus et viennent de la petite taille. On sait par exemple que les nanotubes de carbone peuvent devenir cancérigènes quand ils sont longs, car ils se comportent alors comme des fibres d'amiante. Mais on sait aussi que les effets biologiques dépendent de la nature des nanoproduits. Or, bien peu d'études sont réalisées sur les risques potentiels. Elles ne représentent que 0,4% des budgets de recherche et développement consacrés aux nanotechnologies selon Dominique Vinck, un sociologue spécialiste de cette question (il a notamment écrit Les nanotechnologies, éditions Le Cavalier Bleu) et que vous retrouverez bientôt en vidéo sur Futura-Sciences.

Il est clair que si l'on appliquait à la lettre le principe de précaution, il faudrait tout arrêter tout de suite... Pourtant, en médecine et en électronique notamment, les potentialités sont connues et bel et bien immenses. Des nanofibres, par exemple, ont permis à des souris paralysées de recouvrer l'usage de leurs pattes...

Ouvrir un débat public sur un tel sujet est donc une bonne chose mais, malheureusement, bien peu d'éléments sont accessibles au grand public pour faire le point. Le site de la CNDP dédié au débat, notamment, ne présente qu'un film court. Simple recueil d'avis, cette discussion a peu de chances de déboucher sur des actions concrètes.

Pour avoir une idée des possibilités, des enjeux et de l'état de l'art nano, une solution, avant de remplir le formulaire du site de la CNDP, est de taper nanotechnologie dans le moteur de recherche de Futura-Sciences. Nous abordons ces sujets depuis des années dans des articles ou des dossiers qui apporteront sûrement quelques éclairages...

Source: futura-sciences.com
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2009-07-09 Nanomercado.com
Les promesses révolutionnaires des nanotechnologies dans la santé Les promesses révolutionnaires des nanotechnologies dans la santé Dans la médecine et l’industrie pharmaceutique, les nanotech devraient sensiblement améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi thérapeutique. Avec douze sociétés et trois grands centres de recherches, la France siège dans le wagon de tête, mais doit encore fédérer les initiatives.

Alors qu’un grand débat public sur les nanotechnologies s’ouvrira avant fin 2009 dans le cadre du Grenelle I, industriels du médicament et scientifiques du vivant présentent les perspectives des nanoproduits appliqués à la santé. Pour eux, aucun doute, les technologies de l’échelle nanométrique apporteront de grands bénéfices à la médecine : plus de potentialités, de rapidité, de fiabilité, le tout à moindres coûts.

De quoi parle-ton ? Les « nanotech » consistent à créer des structures, dispositifs et systèmes insolubles, dont la taille du composé actif est comprise entre 1 et 100 nanomètres*, soit l’échelle atomique, moléculaire ou macromoléculaire. Du fait de leur miniaturisation, les nanoproduits disposent de nouvelles propriétés. En médecine, les applications nano naissent des interactions entre la biologie, la chimie, la physique et la recherche clinique. Elles restent soumises au même cadre drastique de l’autorisation de mise sur le marché (EMEA et AFFSSAPS), des rapports de pharmacovigilance et du marquage CE (pour les dispositifs médicaux).

Les apports des nanotech aux industries de la santé. Grâce à leurs nouvelles propriétés, les nanotechnologies pourraient bien franchir les trois gros obstacles que sont les diagnostics trop tardifs (notamment en oncologie ou dans les maladies neurodégénératives), l’inefficacité et les effets indésirables des médicaments, l’incapacité à régénérer un organe ou un tissu lésé.

En effet, les nanoproduits sont à même d’améliorer les diagnostics in vitro (nanobiopuces, marquage des macromolécules…) et in vivo (marqueurs d’imagerie, sondes endoscopiques ou cathéters). Ils présentent également de belles perspectives en matière de suivi thérapeutique et de traitement, surtout dans la délivrance des médicaments (drug delivery systems). En encapsulant des molécules (liposomes, nanocristaux…) dans leur cœur ou leur couronne, les nanovecteurs, invisibles pour le système de désintoxication de l’organisme, atteindront plus précisément l’organe cible, tout en produisant moins d’effets toxiques vers les cellules non visées. Actuellement, 36 nanoproduits médicaux sont autorisés sur le marché français, dont 21 formulations de drug delivery et 9 biomatériaux. Les applications les plus nombreuses concernent la cancérologie.

Pour Patrick Couvreur, directeur du laboratoire de physico-chimie, pharmacotechnie et biopharmacie de Châtenay-Malabry, « les nanotechnologies présentent trois innovations majeures : la multifonctionnalité avec la possibilité d’encapsuler plusieurs molécules pour traiter différents symptômes et la faculté de théranostic (thérapie et diagnostic combinés) ; une médecine plus personnalisée ; et la libération autorégulée (en réponse à un stimulus de l’organisme) ou à distance (ondes électromagnétiques ou stimulation infrarouge par exemple) du médicament. »

La France à la pointe de la nanomédecine. Selon une étude récente (Leem-Bionest), douze sociétés hexagonales sont positionnées sur les applications des nanotechnologies en santé-pharma, secteur dominé par les Américains avec une trentaine d’entreprises. A comparer avec les 19 sociétés allemandes et les 9 britanniques. Plutôt des start-up que des groupes pharmaceutiques, les entreprises françaises sont essentiellement localisées autour des pôles parisien (notamment Nanobiotix, Guerbet, BioAlliance Pharma) et lyonnais (notamment Flamel technologies et BioMérieux). La France dispose de trois centres de recherche à portée internationale (l’unité mixte de Châtenay-Malabry, le Leti (CEA) à Grenoble et le Laas (CNRS) à Toulouse) et de nombreuses équipes réparties sur tout le territoire, notamment au sein des huit cancéropôles.

Pour autant, le syndicat de l’industrie pharmaceutique (LEEM pour Les Entreprises du Médicament) regrette la dispersion des financements publics accordés aux nanotechnologies (via six organismes différents), la faiblesse des financements consacrés spécifiquement aux nanotech appliquées à la santé et l’absence d’une structure fédératrice dédiée à la nanomédecine. Reste aussi à apaiser les appréhensions négatives du grand public vis-à-vis des nanotechnologies.


* 1 nanomètre équivaut à un milliardième de mètre (1/1 000 000 000 mètre ou encore 10-9 m), soit 30 000 fois plus fin que l’épaisseur d’un cheveu et 100 fois plus petit que la molécule d’ADN. En grec, « nano » signifie tout simplement nain.

Source: www.usinenouvelle.com/article/les-promes...
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2009-04-19 Nannomercado
Les nanotechnologies vont révolutionner le stockage de l’énergie Les nanotechnologies vont révolutionner le stockage de l’énergie L’essor des véhicules électriques bute encore sur les batteries actuelles qui, malgré de réels progrès, ne contiennent pas assez d’énergie pour faire rouler sur de longues distances nos voitures et nécessitent en outre de longs temps de rechargement. Mais les nanotechnologies sont en train de révolutionner les solutions de stockage embarqué d’électricité. Plusieurs laboratoires dans le monde travaillent sur des nanocondensateurs électrostatiques, qui augmentent par dix la capacité de stockage du classique condensateur électrostatique. Avec ce dispositif, il sera bientôt possible de stocker et de distribuer efficacement l’électricité récoltée grâce aux moyens alternatifs (solaire, vent etc.).

Gary Rubloff, directeur du NanoCenter de l’Université du Maryland, souligne que cette technologie offre "une haute densité d’énergie, d’une forte puissance et d’un rechargement rapide qui sont essentiels pour notre énergie future". Le chercheur insiste sur le fait qu’il s’agit d’une technologie pour la production de masse. Le but étant de réussir à appliquer des milliards de nanostructures dans une batterie. À long terme, il prévoit que la même nanotechnologie sera utilisée pour offrir une nouvelle façon de stocker les énergies renouvelables destinées à l’alimentation énergétique des usines. Mais également de pouvoir faire face à une demande croissante en énergie propre.

D’après des chercheurs du MIT, il sera bientôt possible de fabriquer à un coût raisonnable des batteries de téléphone ou d’ordinateurs qui se rechargent en quelques dizaines de secondes, tout en étant plus petites et plus légères. La technologie qu’ils ont mise au point ne change pas drastiquement des batteries actuelles que nous utilisons, les batteries Lithium Ion. En effet, le matériau utilisé est le Lithium Fer Phosphate, LiFePO4 et l’approche ne requiert que de simples changements dans le procédé de production de ce matériau déjà bien connu. Tout ça joue en faveur d’une commercialisation qui ne prendrait pas plus de deux ou trois ans, selon le responsable de la recherche Gerband Ceder.

Comme toutes les batteries Lithium Ion, le LiFePO4 absorbe et délivre de l’énergie par l’extraction simultanée et respectivement l’insertion d’ions Li+ et d’électrons. Ainsi, la capacité à fournir de la puissance et à se recharger dépend de la vitesse de déplacement des ions Li+ et des électrons à travers l’électrolyte et à travers le matériau des électrodes.

Les simulations faites par les chercheurs Byoungwoo Kang et Gerbrand Ceder montrent que les ions et les électrons se déplacent intrinsèquement vite, donc la limite à leur déplacement rapide dans les batteries actuelles se situe autre part : ils ont mis en évidence que les particules chargées se déplacent dans des sortes de tunnels à travers le matériau, dont les entrées et les sorties se situent sur la surface. Si les particules ne sont pas en face de ces entrées, elles ne peuvent pas se déplacer. Le LiFePO4 nanostructuré permet d’obtenir une mobilité importante des ions et électrons en surface du matériau. Un prototype de batterie de ce type pourrait se charger en moins de 20 secondes, contre 6 minutes avec un matériau non modifié.

La plupart des batteries commercialisées sont faites de Lithium Cobalt, mais le LiFePO4 ne souffre pas de surchauffe, ce qui a déjà entraîné la destruction d’ordinateurs portables ou autres baladeurs mp3. Même s’il est peu cher, le LiFePO4 n’a pas jusqu’à maintenant retenu l’attention car le Lithium Cobalt peut stocker plus de charge pour un poids donné.

Cependant, les chercheurs ont découvert que leur nouveau matériau ne perd pas sa capacité de charge avec le temps alors que les batteries standard ont une durée de vie plus limitée. Cela signifie que l’excès de matériau nécessaire pour les batteries standards pour compenser leur dégradation avec le temps ne sera plus nécessaire, rendant les batteries plus petites et plus légères avec des performances de charge et de décharge très importantes. Charger des batteries en quelques secondes au lieu de plusieurs heures va permettre un changement des habitudes quotidiennes, et donc permettra de nouvelles applications technologiques. En effet, la vitesse d’évolution de l’électronique est limitée par la capacité des batteries. Seulement 360W sont nécessaires pour charger une batterie de téléphone portable de 1Wh en 10 secondes.

Par ailleurs, cette technologie pourrait également bouleverser l’automobile : décharger une batterie en quelques secondes, c’est disposer de la puissance immédiate qui fait défaut aux véhicules électriques actuels. La charger en quelques minutes au lieu d’y passer la nuit permet d’envisager sereinement de longs trajets ; encore faut-il, bien entendu, que le réseau électrique fournisse une puissance suffisante pour permettre cette charge rapide.

En effet, 180kW sont nécessaires pour charger une batterie de 15kWh (batterie pour véhicules hybrides électriques) en cinq minutes, ce qui implique l’utilisation de stations d’énergie électriques pour recharger les voitures hybrides électriques. Certains constructeurs ont cependant déjà investi dans des batteries à charges rapide. Utilisant la technologie d’Altair Nanotechnologies, Phoenix Motorcars a construit un prototype de voiture électrique, autonome sur 160 km, pouvant être rechargée en seulement 10 minutes. Selon Ceder, de telles batteries pourraient être sur le marché d’ici trois ans.

On voit donc que les nanotchnologies, qui sont déjà en train de bouleverser la médecine, la biologie et l’électronique vont également permettre des ruptures technologiques décisives dans les domaines tratégiques de l’énergie et des véhicules propres.

Dans ce contexte, on ne peut que se réjouir du lancement, il y a quelques jours, du projet GIANT -Grenoble Isère Alpes NanoTechnologies, dont l’ambition est de faire de MINATECH un pôle scientifique mondial équivalent au célèbre MIT américain. Ce projet GIANT, qui est porté par les acteurs scientifiques et universitaires de la région, a été lancé en 2006, sous l’impulsion de Jean Therme, directeur du CEA (commissariat à l’énergie atomique) Grenoble.

Il repose sur l’alliance d’acteurs locaux du secteur de la recherche, des grandes écoles et des universités et du monde industriel (grandes entreprises tout autant que start-up), autour de trois axes : les micro et nanotechnologies, les nouvelles technologies de l’énergie et les biotechnologies. GIANT rassemble aujourd’hui 6 000 chercheurs et 6 000 étudiants. Les objectifs visés, à six ans, consistent à atteindre 8 000 chercheurs, 10 000 étudiants, 5 000 publications et 350 brevets par an, avec un budget annuel de 1 milliard d’euros.

Jean Therme, initiateur du projet et directeur du CEA Grenoble, a par ailleurs annoncé un futur "Minatec" de l’énergie qui devrait réunir 3000 chercheurs sur 100000 m2. Il aura vocation à soutenir la production de capteurs solaires, à élaborer les véhicules à basse consommation et à développer une filière de la batterie.

La France, qui a su développer un pôle de compétence et d’excellence de niveau mondial dans ce domaine des nanotechnologies, doit absolument poursuivre et accroître son effort au cours des prochaines années car il ne fait à présent plus de doute que les nanotechnologies vont permettre, dans cinq secteurs clés, l’environnement, les sciences de la vie, les technologies de l’information, l’énergie et les transports, des sauts technologiques majeurs.

Source; www.notre-planete.info/actualites/actu_1...
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2009-03-16 Jacques Attali
Relancer l'avenir - nanotechnologie Il est très difficile, pour la plus part d’entre nous, d’admettre que nous sommes en train de changer de monde. Et, même ceux qui disent le reconnaitre, en sont encore, pour la plupart, à demander « combien de temps durera la crise ? ». Comme si l’après-crise ne pouvait etre qu’un retour à l’ordre antérieur.

De même, toutes les discussions actuelles sur la nature de la « relance » nécessaire ( par la consommation ou par l’investissement) révèlent que la plupart des politiques et des économistes continuent de raisonner comme si nous traversions une crise classique, redevable de « relances », c'est-à-dire de dépenses budgétaires permettant de revenir au plus vite à la situation antérieure, supposée d’ harmonieux équilibre .

De fait, jusqu’ici, partout dans le monde, les politiques économiques des Etats se sont limitées à de telles relances, dont le but réel n’est en fait que de conserver l’ordre ancien, et d’en protéger les élites.

Ainsi, la relance par la consommation n’est elle qu’un ersatz d’une politique des revenus, ne distribuant aux plus démunis que quelques miettes, sans remettre réellement en cause la répartition des fortunes, des revenus et des pouvoirs. De même, la relance par l’investissement n’est pour l’instant qu’une façon de protéger les secteurs aujourd’hui dominants et surendettés, (banque, assurance immobilier, automobile).

L’une ou l’autre de ces relances ne visent en fait qu’à sauver temporairement du désastre les élites du passé; et même à leur permettre de faire des profits nouveaux, en spéculant sur les dettes accumulées ; comme par exemple le plan Geithner, préparé par les banquiers de Goldman Sachs, qui va fournir à quelques fonds spéculatifs des moyens de faire fortune avec l'argent des contribuables.

Ainsi, dans le naufrage qui s’annonce, tout se passe, partout dans le monde, et en France en particulier, comme s’il n'y avait de gilets de sauvetage qu'en première classe. Alors qu’il serait au contraire essentiel d’investir dans les industries d’avenir tout l’argent qu’on s’apprête à perdre dans les secteurs en difficulté.

Et d’abord dans l’éducation, la formation des jeunes chômeurs, la sélection et la rémunération des chercheurs. Puis dans le financement des petites entreprises innovantes, pour en faire des groupes de taille mondiale, créateurs d’emploi, en particulier dans les secteurs clés du monde à venir : les énergies nouvelles, (surtout le solaire et le nucléaire ), les biotechnologies, les organes artificiels, l’internet des objets, les nanotechnologies.

Pour y parvenir, une fois faites au moindre cout les inévitables nationalisations du secteur financier, il faudra réduire massivement l’endettement et orienter l’épargne privée et publique vers ces entreprises d’avenir. Les Etats-Unis viennent de le comprendre un peu, en consacrant une petite part de leurs énormes plans de relance à ces secteurs stratégiques ; et en particulier en augmentant d’un tiers le budget du principal Institut de recherche en matière de santé, le NIH.

Naturellement, tout cela aurait infiniment plus de sens pour la France si cela se faisait au niveau de l’Europe ; si, au lieu de chercher à préserver le plus longtemps possible leurs élites défaillantes, les dirigeants des 27 pays membres de l’Union se consacraient, pour une fois, à l’avenir de leur jeunesse : celle qui ne vote pas. Ou qui, en tout cas, ne vote pas pour eux. Mais c’est sans doute beaucoup trop leur demander.
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2009-03-04 maxisciences.com
Le gouvernement lance un débat public sur les nanotechnologies Le gouvernement lance un débat public sur les nanotechnologies France - Le ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire et sa secrétaire d'État ont saisi aujourd'hui la Commission nationale du débat public pour la mise en place d’une commission particulière en charge de conduire un débat national portant sur les conditions de développement et de régulation des nanotechnologies.

Lors du Grenelle Environnement, le groupe de travail constitué autour du thème « instaurer un environnement respectueux de la santé » avait proposé que soit organisé un débat public portant sur la maîtrise des risques potentiels liés aux nanomatériaux. Le gouvernement s’était engagé en octobre 2007 à mettre en œuvre cette recommandation.

La maîtrise des particules de dimensions nanométriques (de l’ordre du milliardième de mètre) et de leurs propriétés présente en effet des enjeux très importants de compétitivité et d’innovation. Les potentialités des nanotechnologies dans des domaines aussi essentiels que la santé, la protection de l’environnement, l’énergie ou les technologies de l’information et de la communication en font un champ de recherche et d’innovation majeur, en France comme au niveau international. Cependant, leurs effets potentiels sur l’environnement et la santé suscitent de nombreuses questions.

Dans le cadre du projet de loi relatif à la mise en œuvre du Grenelle Environnement actuellement en cours d’examen par le Parlement, l’organisation d’un débat public national a donc été programmée. Afin d’assurer au débat le caractère large et transparent nécessaire, sa conduite sera assurée par la Commission nationale du débat public à l’automne 2009, sur la base d’un dossier coordonné par le Commissariat général au développement durable.

Autorité indépendante, la Commission remettra son rapport au gouvernement au terme de la période du débat, afin d’orienter l’État dans ses processus de développement et de régulation des nanotechnologies.
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2009-02-14 Par Laurent Sacco, Futura-Sci
Des radiotélescopes plus efficaces grâce aux nanotechnologies Par Laurent Sacco    Des radiotélescopes plus efficaces grâce aux nanotechnologies Par Laurent Sacco Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

L’infiniment petit est décidément la clé de l’infiniment grand... Un chercheur hollandais, spécialiste de nanotechnologie, a trouvé le moyen, grâce à un composant électronique, d’augmenter sensiblement la puissance d’Alma, un réseau de radiotélescopes en construction dédié à l’étude de la formation des étoiles, des planètes et des galaxies.

La cosmogonie scientifique rassemble l’ensemble des théories sur la naissance des planètes, des étoiles, des galaxies et finalement de l’Univers observable lui-même. Comme toute sciences naturelle, elle doit se doter d’instruments de mesure. L’un d'eux est actuellement en construction dans le désert d’Atacama au Chili, le Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (Alma).

Une fois terminé, Alma comportera une soixantaine de radiotélescopes dont la plupart sont des antennes de 12 mètres de diamètre. Le prototype de ces antennes, Apex, fonctionne déjà depuis quelque temps. D’un coût de 700 millions d’euros environ, cet intérféromètre ambitieux observera le cosmos dans le domaine des ondes millimétriques et submillimétriques. Il devrait nous permettre de mieux comprendre ce qui se passe dans les pouponnières d’étoiles, là où elles naissent avec, pour certaines, leurs disques protoplanétaires. Formidablement décalées vers le rouge, les émissions lumineuses des première galaxies, et donc les plus lointaines, devraient être bien visibles aussi dans le domaine de longueurs d’onde accessibles à Alma. Toutefois, la technologie nécessaire est délicate.

Alma devrait ressembler, une fois terminé, à cette vue du désert de'Atacama sur laquelle ont été ajoutées à l'ordinateur les images des antennes du réseau de radiotélescope en projet. Crédit : Eso

Chris Lodewijk vient tout juste de décrocher son doctorat dans le domaine des nanotechnologies et il travaille à l’Institut Kavli des nanosciences de Delft, en Hollande. Avec Tony Zijlstra, un technicien du même institut, il vient d’augmenter la sensibilité de capteurs destinés à Alma et que l’on appelle des jonctions tunnel supraconductrices, ou en anglais des Superconducting Tunnel Junction (STJ).

Pour y parvenir, ils ont remplacé l’oxyde d’aluminium utilisé dans la composition d’une des couches de ces jonctions par du nitrure d’aluminium. L’amélioration des capacités des capteurs construits avec ces jonctions s’est révélée spectaculaire.

Basées sur l’effet tunnel comme leur nom l’indique, ces jonctions sont des objets proprement quantiques. Bien des progrès en astrophysique, du point de vue théorique ou observationnel, sont des conséquences directes de la maîtrise des lois du micromonde des atomes, des molécules et des noyaux.

La fusion nucléaire et la radioactivité bêta à l’œuvre dans les processus de nucléosynthèse faisant briller les étoiles et évoluer chimiquement la matière des galaxies ne peuvent être comprises sans faire intervenir la mécanique quantique. Les capteurs CCD à qui l’on doit les images de Hubble reposent sur la mécanique quantique.

La performance de Lodewijk et Zijlstra, s’inscrit donc dans la longue liste des applications de la science de l’infiniment petit à l’étude de l’infiniment grand.

Les STJ sont sérieusement considérées comme des éléments clés pour les capteurs de prochaine génération, supérieurs en performance aux actuels CCD. Leur plus gros défaut est d'imposer un refroidissement à très basse température.

Le télescope Herschel, le Hubble européen, qui devrait bientôt être lancé, observera lui aussi dans le domaine submillimétrique et il devrait nous donner des renseignements similaires à ceux d’Alma, c'est-à-dire qu’il permettra d’étudier :

* la formation des galaxies au début de l'univers et de leur évolution ultérieure,
* la création des étoiles et de leur interaction avec le milieu interstellaire,
* la composition chimique des comètes , de l'atmosphère et des surfaces, des planètes et de leurs satellites,
* la chimie moléculaire de l'univers.
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